La richesse du rap...

Le rap n'est pas vraiment une musique que j'adore mais, il ya neanmoins une artiste qui ne me laisse pas indifférente: Diam's !
Si on écoute attentivement, on retrouve beaucoup de puissance, de vérité, de richesse, d'intensité des ses textes et particulièrement dans quelques vers.
J'ai choisi une chanson, parmi tant d'autres. Analysez bien, vous retrouverez la force de ses paroles et la manière dont elle rédige ses phrases. Pour moi, ses paroles sont dignes d'une grande philosophe, politicienne, écrivaine, ou que sais-je...




"Ma France à moi, c'est pas la leur, celle qui vote extrême"
"Celle qui vénère Sarko, intolérante et génante"
"Et qui prétend s'être fait baiser par l'arrivée des immigrés,
celle qui pue le racisme mais qui semblant d'être ouverte"
"Alors peut-être qu'on dérange mais nos valeurs vaincront
Et si on est des citoyens, alors aux armes la jeunesse,
Ma France à moi leur tiendra tête jusqu'à ce qu'ils nous respectent..."
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# Posté le lundi 15 juin 2009 12:30

Diam's s'adresse à Marine Le Pen...

Voilà une autre chanson de Diam's ! Elle est excellente...
Chanson qui s'adresse directement à Marine Le Pen, fille de Jean-Marie Le Pen (FN)





















Marine,
Tu sais ce soir ça va mal,
J'ai trop de choses sur le coeur
Donc il faudrait que l'on parle,
Marine,
Si je m'adresse à toi ce soir
C'est que t'y es pour quelque chose,
T'as tout fait pour qu'ça foire.
Marine,
Dans le pays de Marianne,
Y'a l'amour,
Y'a la guerre,
Mais aussi le mariage.
Marine,
Pourquoi tu perpétues les traditions ?
Sais tu qu'on s'ra des millions à payer l'addition.
Ma haine est immense,
En ce soir de décembre.
Quand je pense à tous ces gens que tu rassembles.
Tu sais,
Moi j'suis comme toi,
J'veux qu'on m'écoute.
Et tout comme toi,
J'aimerais que les jeunes se serrent les coudes.
Marine,
T'as un prénom si tendre,
Un vrai prénom d'ange,
Mais dis-moi c'qui te prend.
Marine,
On ne sera jamais amies
Parce que ma mère est française
Mais qu'je ne suis pas née ici.
Marine,
Regarde-nous,
On est beau.
On vient des 4 coins du monde
Mais pour toi on est trop.
Ma haine est immense quand je pense à ton père.
Il prône la guerre quand nous voulons la paix.

{Refrain:}
Donc j'emmerde...
J'emmerde...
J'emmerde qui ?
Le Front National !
Moi j'emmerde...
(J'emmerde...), j'emmerde...
(J'emmerde...), j'emmerde qui ?
Le Front National.
Moi j'emmerde...
(J'emmerde...), j'emmerde...
(J'emmerde...), j'emmerde qui ?
Le Front National.

Marine,
Tu es victime des pensées de ton géniteur.
Génération 80 on a retrouvé notre fureur.
Marine,
T'avais l'honneur d'être proche de l'ennemi,
D'installer un climat paisible dans nos vies.
Mais Marine,
T'es forcément intelligente.
T'as pas songé à tous ces gens que t'engraines dans l'urgence,
Marine,
T'es mon aînée et pourtant je ne te respecte pas,
Il m'a fallu faire ce choix.
Marine,
Tu pouvais briser la chaîne,
Prendre la parole et nous rendre nos rêves.
Mais Marine,
T'as fait la même connerie que lui
Penser que le blanc ne se mélange pas à autrui.
Marine,
On ne s'ra jamais copine parce que je suis une métisse
Et que je traîne avec Ali.
Marine,
Plus j'te déteste, mieux je vais.
Et plus je proteste et moins nous payons les frais.

{au Refrain}

Marine,
Tu crois vraiment que t'es dans le vrai ?
Que t'as su saisir ta chance,
Et que ton avenir est tracé.
Marine,
Je ne suis pas de ceux qui prônent la haine,
Plutôt de ceux qui votent et qui espèrent que ça s'arrête.
T'as fais couler ce navire Marine,
J'ai peur du suicide collectif des amoureux en couleur.
Marine,
Pourquoi es-tu si pâle ?
Viens faire un tour chez nous c'est coloré, c'est jovial.
Marine,
J'aimerais tellement que tu m'entendes,
Je veux bien être un exemple quand il s'agit de vous descendre.
Marine,
Tu t'appelles Le Pen,
N'oublie jamais que tu es le problème
D'une jeunesse qui saigne.
Viens, viens,
Allons éteindre la flamme,
Ne sois pas de ces fous qui défendent le Diable.
Marine,
J'ai peur que dans quelques temps tu y arrives
Et que nous devions tous foutre le camps

{au Refrain, x2}
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# Posté le lundi 15 juin 2009 12:45

Vivo Per Lei-Pagny-Line



Voilà une magnifique chanson pour ne pas oublier ses talents de chanteur baryton !!!
Juste pour le plaisir des oreilles... et des yeux !!!

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# Posté le vendredi 12 juin 2009 10:22

Son franc-parlé est d'actualité...


Voilà une "veille" chanson de Florent Pagny et pourtant, elle est au coeur de l'actualité !!!
Remarquez le franc-parlé de Florent Pagny et ce clip qui "affirme son identité". Il est debout, regarde fixement la caméra et s'adresse directement aux politiciens... Il n'a pas peur...
A préciser: cette chanson a été entièrement écrite par Florent Pagny !!!












Florent Pagny-Laissez-nous respirer









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# Posté le mercredi 10 juin 2009 11:17

Florent Pagny, philosophe...

J'ai trouvé un article sur internet mettant "en valeur" Florent Pagny et une de ses chansons !!!
Je pensais que ca valait le coup de le mettre sur mon blog...
Cet article correspond donc tout à fait à ce que j'ai déjà dit et à ce que je pense !!!
Je vous laisse "juger"...



Analyse d'une chanson, Laissez-nous respirer, écrite par Florent Pagny






Florent Pagny, une pensée décapante
La pensée de Florent Pagny, pour celui qui voudra bien se donner le peine de s'y intéresser, offre un formidable outil d'analyse, indispensable à la compréhension de notre société post-moderne.

Florent Pagny scrute le firmament à la recherche de la vérité. Prévoyant, il s'est muni d'un micro pour faire part de ses découvertes à l'humanité subjuguée.
Jusqu'à présent, il a été fort injustement écarté des études universitaires sous de fallacieux prétextes (sa coiffure serait par trop excentrique, il aurait un gros nez, il se tiendrait mal à table, que sais-je encore...)
Or, il est évident, à la lecture de son texte fondateur Laissez-nous respirer,que Florent Pagny compte d'ores et déjà parmi les plus personnalités les plus marquantes qui auront strié de leur marque indélébile la pensée philosophique encore balbutiante du nouveau millénaire.
Laissez-nous respirer.
F. Pagny a constaté qu'on ne le laissait pas respirer. Le mystère plane sur l'identité des personnes incriminées. Mais gageons dès à présent que la suite du texte jetera sur leur véritable nature une lumière éblouissante. A noter que mû par un élan altruiste sans faille, F. Pagny englobe dans sa contestation - et les éventuels bénéfices qui vont en découler - une part non négligeable, mais cependant indéterminée, de l'humanité (usage du pluriel "nous").
Je ne ferais pas ça
Parce que vous l'avez commandé
Je n'irais pas par là
Parce que vous l'avez décidé

Dès les premiers mots F. Pagny marque son désaccord profond avec un certain nombre de choses qui reste - à dessein - encore floues, tout en signifiant son mépris de toute autorité.
J'aimerais pouvoir parler
J'aimerais pouvoir vous expliquer
Pouvoir vous dire
Arrêtez d'vous tromper

N'écoutant que son coeur, F Pagny adorerait délivrer un message d'amour universel, mais de toute évidence on refuse de l'entendre. Pourtant, il a tant de choses à dire, à expliquer. Il reprend à son compte avec habileté la figure tragique du philosophe qui s'époumonne en vain au milieu d'une plèbe moutonnière et désespérante, trop occupée à jouer à l'euromillion pour écouter un message de vérité. Arrêtez de vous tromper, s'exclame
t-il, irrité. Car de toute évidence, nous nous trompons beaucoup. Florent, en une formule lapidaire, interpelle chacun d'entre nous sur l'inéluctable dimension tragique de sa condition. Car qui n'a pas rêvé un jour d'arrêter de se tromper, notamment en ce qui concerne le choix d'un nouveau papier peint ou d'une location de vacances ?
2- Arrêtez d'pas comprendre
Arrêtez vos conneries
Arrêtez d'pas entendre
Arrêtez d'croire que tout est toujours
Comme vous l'avez décidé
Arrêtez d'tout casser

Face au silence méprisant que lui renvoient ses contemporains, le ton se fait plus virulent, n'hésitant pas à utiliser des tournures famillières propre à choquer l'homme repu de sa propre médiocrité, afin de lui asséner un électrochoc salutaire. Quand l'homme aura arrêté de ne pas comprendre et donc commencé à comprendre, l'humanité aura fait un grand pas, nous déclare en substance F. Pagny. Le couplet se termine par cette supplique déchirante : Arrêtez d'tout casser. Quand on pense aux innombrables abris-bus ou cabine téléphonique vandalisés par des hordes de sauvageons sans scrupules ni morale, on ne peut qu'applaudir des deux mains à ce cri du coeur.
Refrain :
Eh vous Messieurs les plus grands
Oui vous Messieurs les plus forts
Messieurs les plus chiants
Vous qu'avez jamais tort
Oh vous les envahissants
Oui vous qui parlez trop fort
Toujours suffisants
Vous avez souvent tort
Alors laissez-nous vivre not'vie
Nous les soi-disant soi-disant petits
Laissez-nous respirer

Nous montons encore d'un cran dans la véhemence, l'apostrophe se fait plus précise, plus incisive aussi sous la plume scalpel de notre homme. Pour qui n'avaient pas encore compris, la cible est désignée sans détours : Messieurs les plus grands, Messieurs les plus forts. Avec un courage qui l'honore, F. Pagny ose désigner l'ennemi.
Pour la petite histoire, on dit que la fin du couplet a été inspirée par, d'une part, des problèmes de voisinages que rencontrait à cette époque le philosophe et, d'autres part, le complexe qu'il nourrit depuis sa plus tendre enfance vis-à-vis de sa taille.
3- Y a que vous qu'êtes parfaits
Y a que vous qui savez
Alors dites-moi comment on fait
Pour pas se rencontrer
Vous et nous les petits
Nous qui n'connaissons rien d'la vie
Vous savez c'qu'on vous dit

L'ironie du style peine à cacher le mordant du propos. Les petits ne rencontrent jamais les grands, simple question de taille ? Que nenni semble répondre l'auteur, car il suffirait que chacun y mette du sien, que les grands marchent à genoux, que les petits chaussent des talons conséquents, et la rencontre pourrait enfin avoir lieu. Mais c'est sans compter sur la morgue des grands qui font la sourde oreille. D'où le courroux des petits qui peuvent parfois se laisser aller à quelques verdeurs de language que F. Pagny passe pudiquement sous silence.
au Refrain
Eh vous Messieurs les plus grands
Oui vous Messieurs les plus forts
Messieurs les plus chiants
Vous qu'avez jamais tort
Oh vous les envahissants
Oui vous qui parlez trop fort
Toujours suffisants
Vous avez pourtant tort.


L'estocade est enfin portée lors de ce refrain légèrement modifié. Observez bien le dernier vers : toute la réponse, concentrée en quelques mots simples, mais néanmoins choisis avec un remarquable à propos, se trouve là, sous nos yeux enfin ouverts par le discours salvateur de F. Pagny : Oui, Messieurs les plus grands, "vous avez pourtant tort".
Qui pourrait à présent prétendre le contraire : les grands, en dépit d'une taille qui en impose naturellement, ont tort. Doit-on en conclure a contrario que Florent Pagny a raison ? Le philosophe s'interdit de conclure et nous laisse, seuls et nus au milieu du cosmos, face à nos propres questionnements.


Encore très jeune, F. Pagny fait déjà la une d'une revue philosophique de prestige. (Voir photo)


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Je vais quand même ajouter un petit mot sur cette analyse...

"Nous les soi-disants petits"
L'auteur de cet article a associé "petits" à la taille.
J'aurais plutôt vu ça sous un autre angle: les grands, ce sont les dirigeants à qui on obéit sans ouvrir le bec et les petits, c'est le peuple ! Nous n'avons presque rien à dire aux patrons ! Donc, nous sommes les petits qui se font "bouffer" par les grands !!! (Comme dans la cour à l'école)
Peut-être aussi que les deux points de vue se rejoignent !!!

Florent Pagny, philosophe...

# Posté le samedi 02 mai 2009 04:18

Modifié le samedi 02 mai 2009 05:35