J'ai trouvé un article sur internet mettant "en valeur" Florent Pagny et une de ses chansons !!!
Je pensais que ca valait le coup de le mettre sur mon blog...
Cet article correspond donc tout à fait à ce que j'ai déjà dit et à ce que je pense !!!
Je vous laisse "juger"...
Analyse d'une chanson, Laissez-nous respirer, écrite par Florent Pagny
Florent Pagny, une pensée décapante
La pensée de Florent Pagny, pour celui qui voudra bien se donner le peine de s'y intéresser, offre un formidable outil d'analyse, indispensable à la compréhension de notre société post-moderne.
Florent Pagny scrute le firmament à la recherche de la vérité. Prévoyant, il s'est muni d'un micro pour faire part de ses découvertes à l'humanité subjuguée.
Jusqu'à présent, il a été fort injustement écarté des études universitaires sous de fallacieux prétextes (sa coiffure serait par trop excentrique, il aurait un gros nez, il se tiendrait mal à table, que sais-je encore...)
Or, il est évident, à la lecture de son texte fondateur Laissez-nous respirer,que Florent Pagny compte d'ores et déjà parmi les plus personnalités les plus marquantes qui auront strié de leur marque indélébile la pensée philosophique encore balbutiante du nouveau millénaire.
Laissez-nous respirer.
F. Pagny a constaté qu'on ne le laissait pas respirer. Le mystère plane sur l'identité des personnes incriminées. Mais gageons dès à présent que la suite du texte jetera sur leur véritable nature une lumière éblouissante. A noter que mû par un élan altruiste sans faille, F. Pagny englobe dans sa contestation - et les éventuels bénéfices qui vont en découler - une part non négligeable, mais cependant indéterminée, de l'humanité (usage du pluriel "nous").
Je ne ferais pas ça
Parce que vous l'avez commandé
Je n'irais pas par là
Parce que vous l'avez décidé
Dès les premiers mots F. Pagny marque son désaccord profond avec un certain nombre de choses qui reste - à dessein - encore floues, tout en signifiant son mépris de toute autorité.
J'aimerais pouvoir parler
J'aimerais pouvoir vous expliquer
Pouvoir vous dire
Arrêtez d'vous tromper
N'écoutant que son coeur, F Pagny adorerait délivrer un message d'amour universel, mais de toute évidence on refuse de l'entendre. Pourtant, il a tant de choses à dire, à expliquer. Il reprend à son compte avec habileté la figure tragique du philosophe qui s'époumonne en vain au milieu d'une plèbe moutonnière et désespérante, trop occupée à jouer à l'euromillion pour écouter un message de vérité. Arrêtez de vous tromper, s'exclame
t-il, irrité. Car de toute évidence, nous nous trompons beaucoup. Florent, en une formule lapidaire, interpelle chacun d'entre nous sur l'inéluctable dimension tragique de sa condition. Car qui n'a pas rêvé un jour d'arrêter de se tromper, notamment en ce qui concerne le choix d'un nouveau papier peint ou d'une location de vacances ?
2- Arrêtez d'pas comprendre
Arrêtez vos conneries
Arrêtez d'pas entendre
Arrêtez d'croire que tout est toujours
Comme vous l'avez décidé
Arrêtez d'tout casser
Face au silence méprisant que lui renvoient ses contemporains, le ton se fait plus virulent, n'hésitant pas à utiliser des tournures famillières propre à choquer l'homme repu de sa propre médiocrité, afin de lui asséner un électrochoc salutaire. Quand l'homme aura arrêté de ne pas comprendre et donc commencé à comprendre, l'humanité aura fait un grand pas, nous déclare en substance F. Pagny. Le couplet se termine par cette supplique déchirante : Arrêtez d'tout casser. Quand on pense aux innombrables abris-bus ou cabine téléphonique vandalisés par des hordes de sauvageons sans scrupules ni morale, on ne peut qu'applaudir des deux mains à ce cri du coeur.
Refrain :
Eh vous Messieurs les plus grands
Oui vous Messieurs les plus forts
Messieurs les plus chiants
Vous qu'avez jamais tort
Oh vous les envahissants
Oui vous qui parlez trop fort
Toujours suffisants
Vous avez souvent tort
Alors laissez-nous vivre not'vie
Nous les soi-disant soi-disant petits
Laissez-nous respirer
Nous montons encore d'un cran dans la véhemence, l'apostrophe se fait plus précise, plus incisive aussi sous la plume scalpel de notre homme. Pour qui n'avaient pas encore compris, la cible est désignée sans détours : Messieurs les plus grands, Messieurs les plus forts. Avec un courage qui l'honore, F. Pagny ose désigner l'ennemi.
Pour la petite histoire, on dit que la fin du couplet a été inspirée par, d'une part, des problèmes de voisinages que rencontrait à cette époque le philosophe et, d'autres part, le complexe qu'il nourrit depuis sa plus tendre enfance vis-à-vis de sa taille.
3- Y a que vous qu'êtes parfaits
Y a que vous qui savez
Alors dites-moi comment on fait
Pour pas se rencontrer
Vous et nous les petits
Nous qui n'connaissons rien d'la vie
Vous savez c'qu'on vous dit
L'ironie du style peine à cacher le mordant du propos. Les petits ne rencontrent jamais les grands, simple question de taille ? Que nenni semble répondre l'auteur, car il suffirait que chacun y mette du sien, que les grands marchent à genoux, que les petits chaussent des talons conséquents, et la rencontre pourrait enfin avoir lieu. Mais c'est sans compter sur la morgue des grands qui font la sourde oreille. D'où le courroux des petits qui peuvent parfois se laisser aller à quelques verdeurs de language que F. Pagny passe pudiquement sous silence.
au Refrain
Eh vous Messieurs les plus grands
Oui vous Messieurs les plus forts
Messieurs les plus chiants
Vous qu'avez jamais tort
Oh vous les envahissants
Oui vous qui parlez trop fort
Toujours suffisants
Vous avez pourtant tort.
L'estocade est enfin portée lors de ce refrain légèrement modifié. Observez bien le dernier vers : toute la réponse, concentrée en quelques mots simples, mais néanmoins choisis avec un remarquable à propos, se trouve là, sous nos yeux enfin ouverts par le discours salvateur de F. Pagny : Oui, Messieurs les plus grands, "vous avez pourtant tort".
Qui pourrait à présent prétendre le contraire : les grands, en dépit d'une taille qui en impose naturellement, ont tort. Doit-on en conclure a contrario que Florent Pagny a raison ? Le philosophe s'interdit de conclure et nous laisse, seuls et nus au milieu du cosmos, face à nos propres questionnements.
Encore très jeune, F. Pagny fait déjà la une d'une revue philosophique de prestige. (Voir photo)
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Je vais quand même ajouter un petit mot sur cette analyse...
"Nous les soi-disants petits"
L'auteur de cet article a associé "petits" à la taille.
J'aurais plutôt vu ça sous un autre angle: les grands, ce sont les dirigeants à qui on obéit sans ouvrir le bec et les petits, c'est le peuple ! Nous n'avons presque rien à dire aux patrons ! Donc, nous sommes les petits qui se font "bouffer" par les grands !!! (Comme dans la cour à l'école)
Peut-être aussi que les deux points de vue se rejoignent !!!